Copenhague nous aura au moins permis d’exacerber l’incompatibilité entre les désirs du peuple citoyen et ceux des lobbies libéraux.

Effectivement, comme beaucoup l’avaient prédit, Copenhague est un échec pour la planète. Incontestable, malgré ce que peut dire le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon qui aujourd’hui tentait de minimiser l’impact de cette « réunion » ratée. Les réalistes et les fatalistes avaient donc raison, on ne peut pas arriver à un accord commun pour sauver la planète tant que les intérêts des entreprises transnationales sont plus importants que ceux du peuple. Mais comme toujours, on peut dégager des choses positives de tout échec. La prise de conscience des électeurs du monde que leurs intérêts ne sont pas pris en compte par nos politiques, au profit de ceux des grandes entreprises qui tiennent le marché capitaliste entre leurs serres.

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6 Réponses

  1. Salut Cédric
    C’est « marrant » ça, on a l’impression que la jeune génération découvre les méfaits du système en place.
    Au début le système soviétique était bien pratique on mettait tout sur son dos. Maintenant qu’il est mort (?) ce sont les capitalistes qui sont la cible.
    En fait, le grand danger, hormis la pollution elle-même, c’est, d’une part, que les peuples n’ont pas vraiment accès à la démocratie telle que nous la concevons, et, d’autre part, quand celle-ci est en place on se rend compte de l’abstention CONSIDÉRABLE qui en résulte.
    Nos « dirigeants » ne sont pas fous, ils savent bien l’exacte proportion de personnes s’étant exprimées dans les urnes. C’est là dessus que le système capitaliste prend appui, sinon, avec un nombre de votant plus grand et en faveur des changements comportementaux, ils ne seraient pas aussi arrogants.
    En plus de ça, tout est fait pour que nous vivions à crédit. Allez demander à un ouvrier de faire une grève d’une semaine pour obtenir satisfaction ? Non seulement il ne pourra pas faire face au simple fait qu’il faut manger tous les jours, mais, en plus, ses traites et crédits courent toujours pendant ce temps là !
    En fait nous sommes pieds et poings liés (volontairement ou non) par ce système.
    Allez, après ça, demander aux gens « ordinaires » de faire des efforts de non-pollution ?
    Comme tout le monde je vois ce qui se passe aussi bien dans les « hautes sphères » que dans la rue. Je vois ces « nouveaux riches » qui roulent en 4X4 sans se préoccuper de la pollution. Je vois ces boutiques de l’inutile qui font florès.
    Alors changer d’accord, mais changer QUOI et SURTOUT QUI ! ! ! !

    • Merci Dan pour ce commentaire complet ! Effectivement, nous sommes pieds et poings liés (je dirai volontairement) par le système. Et bien sûr ce n’est pas nouveau : la lutte syndicale française depuis Germinal à 36 a toujours été l’opposition du peuple à se faire exploiter par les groupes industriels. C’est vrai, rien de nouveau sous le soleil…
      Sauf qu’aujourd’hui ces industriels ont fait en sorte (à coup d’études et de spécialistes payés grassement) de ne plus dépendre des états, donc des électeurs. Leur coté transnationale leur permet d’être “hors la loi”. Ces groupes ont aussi activement réfléchis à la manière de nous empêcher de résister et faire valoir nos droits et nos volontés. Grace, entre autre, comme tu le dis, de l’arnaque du crédit. Le crédit est un instrument du libéralisme pour nous enchainé d’avantage. Et cela fonctionne : au USA le crédit est proche de la crise, mais les américains continuent pourtant à utiliser ces cartes…
      Je ne renie pas les grandes avancées que nous avons fait, nous société d’exploités, face au grand patronat qui ne pense qu’aux dividendes, au contraire, sans ces avancées, nous serions encore sans vacances à travailler 42 heures par semaine. Par contre en même temps que nous tentions d’avancer, les entreprises transnationales ont fait de même, aujourd’hui seule l’action compte, même si celle-ci peut faire couler une entreprise et mettre ses travailleurs au chomage, tant pis, tant que l’action grimpe.
      Enfin, il est vrai que nous sommes pieds et poings liés. Mais il n’y aura pas de chevalier blanc pour venir nous aider. Nous devons malgré tout ne compter que sur nous même. Il en est de même pour la pollution : ce ne sont pas les entreprises ou nos dirigeants qui sauveront la planète (la preuve à Copenhague), cela ne peut venir que de nous. Même si nos épaules sont frêles et fragilisés par l’exploitation organisé, nous sommes les seuls à pouvoir changer quelques chose…

  2. Le miracle n’a pas eu lieu … bien entendu ! Soyons réalistes, mettre d’accord le monde entier sur n’importe quel sujet qui va du futile au fondamental est plus qu’improbable.

    Le coté positif de ce fiasco reste la formidable communication mondiale autour du sujet et même si les états ne se sont pas entendu, personne au monde ne peut prétendre ignorer l’urgence de la situation.

    A suivre donc … pas à pas.

  3. Chaque geste entraîne après soi une responsabilité éternelle. Il y a des gestes omis qui condamneront.

    excellent article!

  4. Est-ce qu’il n’existe pas aussi d’autres lobbys (état) qui ont contribué à cet échec.
    Certains pays comme l’Arabie Saoudite n’ont-ils pas intérêt à faire en sorte que les choses ne progressent pas notamment pour défendre leurs propres intérêts (favoriser les ventes de pétroles….).

  5. Oui, une (double…) prise de conscience, mais, vite, DES ACTES !!
    Aux urnes citoyens !
    Lire aussi http://www.saintpierre-express.fr/sommet-de-copenhague-une-double-prise-de-conscience/

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