Enlèvement d’une française et d’une canadienne de l’association AMI au Darfour

000_par1459887-432Dimanche 5 avril 2009, deux humanitaires ont été enlevées dans le sud du Darfour au Soudan, à quelques encablures de la frontière du Tchad. L’association Aide Médicale Internationale (AMI) est toujours l’une des dernières ONG à quitter les endroits du monde les plus dangereux. Née de la cession de Médecins Sans Frontières en 1979 cette ONG est partout en première ligne pour former les habitants à la santé. Que ce soit en Afghanistan, en Birmanie ou au Congo, là où les peuples souffrent et n’ont pas accès aux soins, l’AMI est présente.

aide-medicale-internationale1Le rapt des deux jeunes femmes, une française et une canadienne, survient seulement trois semaines après celui de cinq employés (dont deux français). Ceux-ci avaient été rapidement libérés, cette fois encore, les ravisseurs demandent une rançon, un business qui ne fleurit pas que sur les côtes somaliennes comme le prouve encore la prise d’otage aujourd’hui de voiliers de plaisance (encore des français). Depuis l’émission du mandat d’arrêt contre le président Omar el-Béchir, la plupars des ONG ont été « évacuées » du Soudan.

A ce sujet, les avis sont très partagés. Bien sûr, Omar el-Béchir mérite amplement d’être jugé par un tribunal. Mais la légitimité du Tribunal International de La Haye est mise en doute ; de plus les pays arabes soutiennent ouvertement le, toujours en place, président soudanais.

el-bechir1Le Soudan est, en plus du lieu du génocide au Darfour, une des dernières bases arrières d’Al Qaida et un des principaux supporteur en arme et combattants de la résistance palestinienne. Israël a d’ailleurs détruit un convoi d’armes à destination de la Palestine en janvier. Devant la réussite de son aviation et d’autres services, le premier ministre cachait avec peine sa fierté : Ehoud Olmert, s’est contenté de rappeler que son pays pouvait frapper «les infrastructures terroristes dans des endroits proches comme lointains» pour maintenir sa capacité de dissuasion. «C’est valable au nord comme au sud, et il n’est pas nécessaire de rentrer dans les détails, chacun peut utiliser son imagination»…

C’est donc dans un guêpier où l’on ne devrai pas rencontrer de touristes en bateau que les derniers défenseurs de la paix, les ONG vont risquer leur vie pour sauver celle des autres.

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livre à ce sujet : Le Soudan entre pétrole et guerre civile

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